Ministère de lEurope et des Affaires étrangères, 19 avril 2019 consulté le 2 mai 2019 19Il est par ailleurs frappant de constater que certaines déclarations officielles sinscrivent désormais dans une perspective quasi thérapeutique et non plus seulement pédagogique. Considérant les traces laissées par la guerre en loccurrence, il sagit de la guerre dAlgérie, le secrétaire dÉtat chargé des anciens combattants Jacques Floch considère qu il ne sagit pas de faire limpasse sur les souffrances et les traces indélébiles laissées par la guerre, mais au contraire de les sublimer dans le rituel républicain dune commémoration officielle, de sortir de lenfermement des traumatismes individuels pour faire en sorte que la nation tout entière assume, dans sa mémoire collective, la guerre. Ces déclarations manifestent la volonté de prendre en charge le passé dans sa complexité, en prenant soin du fait quaucun groupe porteur de mémoire ne puisse être exclu de prime abord. Une telle ambition ne va pourtant pas de soi. Est-il possible de résoudre aujourdhui, et définitivement, toutes les contradictions dhier? Le caractère pédagogique, voire thérapeutique, des commémorations officielles est-il évident? Enfin, le décloisonnement des mémoires peut-il résulter dune volonté politique? Ces interrogations renvoient à la croyance selon laquelle le discours politique permet de façonner les représentations individuelles du passé. Or comme cette étude le suggère, il importe de prendre la pleine mesure des résistances que linterprétation officielle du passé a toujours suscitées. Apocalypse Verdun réalisé par Isabelle Clarke et Daniel Costelle-2016, Film Documentaire 1h30 2015 a marqué une pose dans les commémorations de la Grande Guerre, avant de reprendre lan prochain avec le centenaire des grandes batailles de Verdun et de la Somme. Pourtant, moins de quatre ans plus tard, une nouvelle bataille de Verdun sengageait les 13 et 14 juin 1940. Le 15 juin, les troupes allemandes entraient dans Verdun par la route de Belleville. La ville est vide, la population a été évacuée, les ponts et certains bâtiments militaires ayant été détruits par le Génie. Le rapport officiel de larmée de Moselle rend compte de la prise de Verdun dans ces termes : Enfin nous sommes entrés à Verdun, Verdun abreuvé par tant de sang humain, coulé pendant la Grande Guerre Le 15 juin, à 9h15, nos troupes ont pris possession des deux rives de la Meuse, soit les forts de Marre et de Douaumont : à 12h30, la croix gammée était hissée sur la citadelle. Verdun était entre nos mains, ainsi que larmée française 6. Sous leur impulsion, des deux pays deviennent moteurs de la Communauté économique européenne. Parmi leurs réalisations, le Système monétaire européen, en 1979, ancêtre de leuro. Verdun nétait pas si important pour larmée française. Cest seulement après le début de la bataille que lendroit est devenu un symbole où les Allemands ne passeraient pas Gerd Krumeich Des conversations de François Mitterrand avec son homologue est-allemand du moment, Manfred Gerlach, président du Conseil dEtat de la RDA, qui tentait encore, plus dun mois après la chute du Mur, de freiner la dynamique en cours, on retiendra linquiétude, empreinte de suspicion, du président de la République français. Comme le cite Tilo Schabert dans un ouvrage publié en 2002 chez Grasset Mitterrand et la réunification allemande, p. 506, François Mitterrand, sans sopposer expressément à la réunification allemande, souvre au président est-allemand, Manfred Gerlach, de ses inquiétudes sur ce que les Allemands feront de leur liberté et sur les conséquences internationales quaurait une éventuelle réunification allemande, quil envisageait avant tout comme une source de désordre. Helmut Kohl, dans ses mémoires Je voulais lunité de lAllemagne, p. 188 va plus loin : selon lui, François Mitterrand aurait assuré Manfred Gerlach de la solidarité de la France avec la République démocratique Allemande, ce qui, dans le contexte-et si ces propos ont été tenus, ce que jignore, car je ny étais pas-serait tout de même assez éclairant. Car comment ne pas voir, dès ce moment-là, limpression dun président français qui craint la réunification de lAllemagne et dun chancelier allemand déçu de ne pas trouver à Paris le soutien quil espérait. Craintes, déception, autant de malentendus croisés franco-allemands qui, ayons le courage de le reconnaître ont laissé des traces.. Notamment, lors du démarrage du conflit yougoslave.
Il aurait pu le refuser et partir vers lEst. Il ne la pas fait. Kohl était, à la différence dAngela Merkel, un Européen convaincu, nourri dune haine du totalitarisme nazi. Celle qui lui a succédé a, elle, reçu lhéritage dune famille partie volontairement vivre en Allemagne de lEst. Pour elle, lEurope nest pas une nécessité charnelle. Il ne faut donc pas idéaliser le chancelier Kohl. Même sil fut avec la France toujours attentif, généreux, conciliant, Kohl défendait avec force ses intérêts et ce quil nous disait des autres politiciens allemands montrait bien quil avait la dent dure, et quil était capable de tirer le premier. Katharina von Kleve die Kunst der Brüder van.. Longtemps refusé de reconnaître officiellement cette responsabilité, 2020 Equipe interdisciplinaire de recherche sur limage satirique
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